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André Morize

France Été 1940

L'auteur et le livre

André Morize (1883‑1957), Français, ancien combattant de la Grande Guerre et professeur de littérature et culture françaises à la prestigieuse université de Harvard aux Etats-Unis, s'est trouvé en France lors du déchaînement de la Seconde Guerre mondiale, et offrit ses services au Ministère de l'Information de la Troisième République. Le livre que vous vous apprêtez à lire est le fruit de ses expériences en France de juin à septembre 1940, en partie en tant que chargé de l'évacuation de l'échelon léger de ce ministère (p25), en zone dite « non occupée » : il nous livre une vue impressioniste de la Blitzkrieg et de son impact sur la France, et ses réflexions à leur sujet.

Ce petit recueil se dédie de preference aux personnes qui n'ont point de système et sont absentes des partis.

Paul Valéry.

Au demeurant, je n'ai cherché de rien prouver, mais de bien peindre et d'éclairer bien ma peinture.

André Gide.

Ce livre est sorti de deux conferences données au French Institute à New‑York, le 19 novembre 1930. J'arrivais de France, je retrouvais l'Amérique : le directeur de l'Institut, mon cher ami Pierre Bédard, me pria de porter mon témoignage devant l'auditoire des conférences du mardi. Ce fut pour moi l'occasion précieuse de donner une forme à mes souvenirs, de faire une sorte d'examen de conscience. Pierre Bédard et quelques autres me prièrent ensuite de préparer pour l'impression ce qui était d'abord destiné à la parole publique. Je les remercie de cette affectueuse insistance, en les déchargeant d'avance de route responsabilité pour le contenu comme pour les insuffisances de ces quelques chapitres.

J'ai longtemps hésité avant de leur donner un titre. J'espère qu'il ne me sera pas reproché d'en avoir choisi un qui fait, en quelque sorte, écho à l'admirable Été 1914 de Roger Martin du Gard. Je mesure la distance qui sépare sa grande fresque de mes modestes esquisses. Mais ces deux dates — l'une, aurore d'une victoire longtemps acquise, l'autre, saison d'une défaite chèrement payée, — s'appelaient l'une l'autre.

Le spectacle de la France du désastre et de l'armistice a impérieusement ramené ma pensée vers une autre vision : celle de cette France qui dépasse toutes les catastrophes et leur survit, la France des idées et des grands bienfaits spirituels. C'est à elle que j'ai voulu consacrer le dernier chapitre, car jamais ces deux images ne doivent être séparées.

A. M.

Mars 1941

I : De Paris à Vichy à travers la tempête

Chapitre

page

Pièces d'identité

11

« Pour » ou « Contre » ?

20

« The Last of the Ship »

25

« Il faut cesser le combat… »

47

Cahors et Bordeaux

65

L'armistice et son lendemain

83

Vichy, France

104

Regards sur la France

115

Redressement

131

« Remettre la maison en ordre… »

146

Adieu à la France

182
 
195

Détails techniques

Edition et copyright

Le texte présenté sur ce site est ma propre transcription du livre d'André Morize publié à New York en 1941 chez Éditions de la Maison Française, Inc., régi donc par la loi américaine ; et par conséquent il relève désormais du domaine public puisque le copyright ne fut pas renouvelé en 1968 ou 1969 comme l'exigeait la loi en vigueur à l'époque.

A en juger d'après l'inscription au crayon à la page de garde, mon exemplaire du livre semble avoir appartenu jadis — le nom n'est pas si courant — au Dr Roland Freeman Doane (né le 22 juin 1895 à North Brookfield, Mass., décédé le 27 février 1966 à Collegeville, Pa.). Diplômé de Harvard, il reçut son doctorat de la Sorbonne, et fut professeur de langues romanes à l'University of Vermont de 1925 à 1955, puis à Ursinus College à Collegeville.

Relecture

Comme presque toujours, j'ai ressaisi le texte plutôt que de le scannériser ; non seulement pour réduire les erreurs au minimum avant la relecture, mais pour me donner l'occasion d'acquérir une certaine connaissance intime de l'ouvrage, exercice que je recommande de tout coeur : Qui scribit, bis legit. (Vos gentilles tentatives visant à me faire scannériser les textes, si jamais elles réussissaient, ne feraient que me convertir en une sorte d'automate : gambit refusé.)

Cette transcription a fait l'objet d'une relecture soignée ; aussi la crois‑je sans erreur, et à la table des matières ci‑dessus, les chapitres figurent donc sur fond bleu ; un fond rouge indiquerait le contraire. Comme ailleurs sur mon site, la couleur de l'en‑tête de chaque chapitre suit le même schéma. Ceci dit, si vous trouviez une erreur, ne manquez pas de me la signaler — et merci !

Si l'édition imprimée a été assez bien relue, j'y ai néanmoins relevé quelques erreurs : elles sont toutes sans importance cependant — de simples coquilles — et je les indique donc par un soulignement en pointillé comme celui‑ci : comme ailleurs sur mon site, en faisant glisser votre curseur sur les mots soulignés, vous lirez la variante. De façon un peu analogue, une puce préfixée à une mesure la convertit en métrique, p. ex., 10 milles. Très occasionnellement, j'utilise aussi ce petit rond bleu pour ajouter un bref commentaire.

Les anomalies de ponctuation par rapport au style habituel de l'auteur ont été corrigées en une couleur légèrement différente — à peine perceptible sur la page, mais évidenciée dans le code source sous la forme <SPAN CLASS="emend">. Et enfin, un certain nombre d'orthographes étranges, de tournures de phrase curieuses, etc. se voient indiquées <!‑‑ sic  dans le code source, simplement pour confirmer qu'elles ont été vérifiées.

Pour toute autre erreur, je vous convie bien entendu à m'en faire signe, et ce surtout si vous avez sous les yeux l'édition imprimée.

Numérotation des pages, liens locaux

Aux fins de citation et d'indexage, les numéros de page sont indiqués par des liens locaux dans le code source ; puis mis en évidence dans le texte affiché, dans la marge de droite aux changements de page (comme par exemple ici à la fin de cette ligne p57 ). Férus de la haute précision, vous trouverez bien sûr l'ancre à sa place exacte dans le code source.

J'ai en outre inséré un certain nombre d'autres ancres locaux : les liens nécessaires pour accueillir les références inhérentes au texte, ainsi que quelques autres à mes propres fins. Si à votre tour vous avez un site Web et souhaitez cibler un lien vers un passage spécifique du texte, faites‑moi signe : je me ferai un plaisir d'y insérer l'ancre utile.



[ALT de l'image : Les mots 'Été 1940' encadrés d'un double filet. L'image sert d'icône au livre 'France Été 1940' à travers tout mon site : c'est un compte rendu personnel des expériences d'André Morize en France vers le début de la Seconde Guerre mondiale.]

Le livre n'est pas illustré. L'icône dont je me sers pour ce livre est prise à la couverture de mon exemplaire.


[ALT de l'image : HTML 4.01 valide.]

Page mise à jour le 31 mars 21